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Prochain chapitre quasiment finis !!!

Je sais que j'aurais mis un temps abominablement long. Il fallait juste que l'envie me reprenne. Et c'est reparti :)
Y a-t-il toujours des personnes qui l'attendent cette suite ou ai-je fait fuir tout le monde en ne postant pas ? lol.
Hum hum.

/!\ Petit message aussi a tous ceux qui seront a l'avant premiere de HP6 a Londres MARDI prochain (7Juillet) !!!!
J'y serais :D, alors faites-moi signe si vous y allez

Bisous a tous et a bientot. Tres bientot.

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PS: Merci Santuy :). Entre temps, j'avais fait ma petite recherche parce que je stressais de ne pas y etre le bon jour du coup j'ai direct appele l'Odeon qui m'ont confirme que c'etait le 7 et non le 5. Mais, j'y serais de toute maniere. Ce n'est qu'une occasion de plus d'aller a Londres. :)
# Posté le jeudi 04 décembre 2008 11:59
Modifié le jeudi 02 juillet 2009 14:38

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PROLOGUE



personne n'y croirait si on vous le disait ... pas vrai ?
Voldemort est de retour et prêt à se venger, se venger pour ces seize années de perdues.
Face à sa solitude due à la disparition du directeur de Poudlard, Harry cherche sans relâche le moyen de se débarrasser définitivement des Horcruxes; son ultime chance de vivre un jour heureux.
A travers son voyage vers la liberté, il sera amené à découvrir des secrets cachés depuis des siècles et qui auraient du le rester.
Certaines choses et certaines personnes devront changer ou accepter les changements pour pouvoir avancer dans un brouillard moins dense.
Les apparences sont souvent trompeuses, Harry Potter le constatera parfois à ses dépends.


en attendant chers lecteurs, je vous souhaite une
très bonne lecture
en espérant que mon histoire vous plaira
sincérement,

xo-vie-d-ailleurs-ox.







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HARRY POTTER
et le secret des Hordockh

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configuration du blog:

page 1: chapitre I: Rêver de mieux ~1~
-----------chapitre II: Square Grimmaurd, retour à la réalité ~2~
-----------chapitre III: L'inattendu ~3~
-----------chapitre IV: Nouveaux départs, fin d'une histoire ~4~

page 2:chapitre V: la règle des quatre H ~5~
-----------chapitre VI: passé à venir ~6~
-----------le saviez-vous ?
-----------Vidéo #1
-----------Vidéo #2

page 3: Grande Nouvelle !
-----------OS "sans bruit"
-----------chapitre VII: découverte et suspicion ~7~
-----------SF "dis-lui"
-----------I wanna it for me ... and by mine !!!

page 4:chapitre VIII: Tout n'est que détail ~8~
-----------OUINNNNNNNNNNN !!!!!!!! :'(
-----------me myself and I
-----------chapitre IX: suivre les flocons ~9~
-----------SF "nos objectifs communs"

page 5:chapitre X: l'objet de la vengeance ~10~
-----------A-N-N-O-N-C-E
-----------chapitre XI: cauchemar et balançoire ~11~
-----------ff.net, l'obsession dans le coeur
-----------OS "Exaucée la dernière prière"

page 6: chapitre XII: Confessio Fraternitatis ~12~
-----------HAPPY BIRTHDAY TO YOU LIL' KRYSTEL!
----------- SF: Lâche ta bouteille Drago!!
-----------chapitre XIII: Angie ~13~
-----------Vidéo + Scoop

page 7: Hi Everyone!
-----------I wanna it for me ... and by mine #2
-----------chapitre XIV: Condamner à survivre ~14~
-----------Rubick's Cube
-----------chapitre XV: Le sentier de mon autel ~15~

page 8: VID: Very Important Day
-----------HP6 Trailer ... take a peek people
-----------chapitre XVI: Infernale Cadence ~16~
-----------2nd Trailer HBP ... take another peek people

page 9: Chapitre XVII : Petites scènes entre amis ~17~






INFO: Hum, alors par où commencer. Par le plus simple ... je commence à haïr cette histoire. A chaque chapitre nouveau que j'écris, le précédent me parait naze, rubbish à souhait. Tout le début, les quelques 9 premiers chapitres m'insupportent (excepté quelques détails). donc si vous êtes nouveau lecteur, passez directement au chapitre 10, de toute façon vous ne louperiez pas grand chose. Je n'abandonne pas mon histoire, parce que malgré tout je l'aime, et ça fait presque un an que je bosse dessus. J'ai constamment de nouvelles idées, de merveilleuses idées si vous voulez mon avis, qui me font haïr la simplicité, la naïveté et le Ô combien commun début de cette fiction. Si j'ai le temps, un jour, je réécrirais tout, changerais tous ces fucking clichés qui se sont glissés partout et ferais enfin quelque chose qui me correspond. J'aime les nouvelles choses que j'imagine, la maturité que j'ai gagné et l'indépendance que je prends dans cette histoire. Je n'ai plus l'horrible emprise dont fanfiction.net m'emprisonnait à mon commencement... les qq derniers chapitres me ressemblent beaucoup plus, et je ferais tout pour que la suite soit encore meilleure.
Ne me demandez surtout pas quand cela viendra ... je n'en sais rien! Je rentre chez moi dans deux semaines, pile pour la reprise de la fac, mais sachez néanmoins que le chapitre suivant est déjà presque terminé. Tout ce que je vous demande est de ne pas me presser pour avoir la suite. Je ne veux décevoir personne et pour cela, je ne dois avoir aucune restriction.
Merci d'avoir lu ce petit message en tout cas.
Xo.
# Posté le mercredi 31 octobre 2007 19:05
Modifié le samedi 14 février 2009 16:02

Chapitre I : Rêver de mieux

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« Ainsi s'achève le temps des rêves. Cela ne sert plus à rien de s'imaginer une vie rêvée par les temps qui court. Ce n'est plus l'heure de penser au futur, il faut sauver sa peau. Personne dans ce monde, sorcier ou moldu, n'aurait pu prévoir ça. Le plus grand des sorciers vient de décéder, l'arme ultime est la vengeance et pourtant il y en a encore qui veulent profiter, c'est normal et compréhensible après tout, la peur de mourir nous donne la force de continuer et de nous battre pour ce à quoi l'on tient le plus. On fait des choses qui n'ont aucun sens et on se soule d'espoir, d'envie ... l'histoire de nos vies va prendre un virage à 190 et le dérapage contrôlé n'est pas de rigueur, la moindre fausse note peut noircir la mélodie du bonheur que l'on se passe en boucle dans nos têtes. Combien de temps cela prendra-t-il ? Aucune idée, on ne peut rien prévoir mais tout surprendre. La capacité à deviner est un atout majeur aujourd'hui et celle de se planquer n'est qu'une façon de se dire que là, tout de suite, aujourd'hui ... on ne risque rien. Quelle douce folie »

Harry relâcha le journal qu'il tenait. Pour une fois que la Gazette disait vrai, il aurait aimé être réconforté et non effrayé. Il savait pertinemment que toute vie dépendait de ses choix, de ses faits et gestes, tout est suspendu à ce qu'il pense devoir être bon de faire. Il continuait la recherche des Horcruxes commencée avec Dumbledore mais sans les connaissances et l'intelligence de celui-ci, la tache qu'il avait à accomplir lui paraissait irréalisable et s'annonçait dure, longue et compliquée.
Harry allait avoir 17 ans dans quatre jours, les vacances d'été étaient donc déjà bien entamées et il réfléchissait, pour la énième nuit qu'il passa sans dormir, à son avenir, à ce qu'il conviendrait de faire une fois le mois de Septembre venu. Il l'avait dit il y a un mois de cela, qu'il ne retournerait pas à Poudlard pour se consacrer à la chasse aux Horcruxes mais il voyait bien que loin du château et des connaissances qu'il contenait sur le monde magique, il ne pourrait absolument rien faire.
Depuis la fin de l'année dernière et son retour dans le monde moldu pour la dernière fois, il avait tenté de trouver quels étaient les Horcruxes manquants contenant les différents morceaux de l'âme de Voldemort, mais sans renseignements magiques il était impuissant et sans ressources. Il ne se sentait pas la force de continuer sans le soutien des personnes dont il avait besoin ... Ron, Hermione, Sirius, Dumbledore, ses parents ... toutes ces personnes qui lui avait été arrachées par sa faute. Il savait qu'il avait le choix d'en revoir certaines et qu'il devrait se passer des autres et cette pensée l'insupportait et l'affaiblissait.

- il y a des moments comme ça où en une demi-seconde ta vie change à jamais. Pensa-t-il. On n'est pas sorti de l'auberge ma belle dit-il en caressant du bout des doigts les plus blanches d'Hedwige.

Hedwige la seule présence qui le rattache encore au monde auquel il appartient, auquel il se dévoue. En effet, depuis la fin juin il n'avait eu que très rarement de nouvelles de ses amis, d'ailleurs il ne s'attendait pas à l'inverse étant donné son état d'esprit à ce moment, et lui-même n'y répondait qu'occasionnellement.
Il avait cependant pu constater que ses deux amis passaient depuis deux semaines leurs vacances ensemble au Quartier Général de l'Ordre. Hermione avait passé les premières semaines de Juillet avec ses parents chez l'une de ses cousines en France, mais ayant compris qu'avec eux leur fille n'était pas en sécurité puisque n'étant pas protégée par la magie, ils avaient consenti à la laisser partir près des personnes qui seraient plus aptes à la défendre en cas de problème. Hermione fut ravie de retrouver le monde auquel elle appartenait malgré le mal qu'elle avait éprouvé à quitter ses parents sur le quai de la gare de King's Cross où ils s'étaient donnés rendez-vous avec Mrs Weasley.
Ron quant à lui était arrivé au Square Grimmaurd dès la fin de l'année scolaire. Seul pendant deux semaines en la seule compagnie d'une Ginny en pleine crise d'adolescence ne supportant pas l'autorité de sa mère et des jumeaux Fred et Georges lui faisant les quatre cents coups pour tester tous les nouveaux produits qu'ils mettaient au point pour leurs magasin de Farces et Attrapes, il était plus qu'enchanté de la soudaine présence d'Hermione même s'ils se disputaient à longueur de journée.
Il n'y avait rien à faire dans l'ancienne maison des Black, ce qui les énervait au plus haut point puisque étant toujours tenus à l'écart des réunions de l'Ordre. C'est pourquoi leurs messages adressés à Harry n'aient pas vraiment d'intérêt, ce à quoi ils acquiesçaient volontiers, et n'espéraient en aucun cas de réponse d'Harry sachant qu'il devait sûrement avoir mieux à faire que de se répéter constamment dans des lettres sans aucun sens.
Pourtant il se sentait seul et lâchement abandonné encore une fois chez les Dursley où il avait du retourner pour la toute dernière fois. Depuis que la tante Pétunia avait appris le décès de Dumbledore et tout ce que cela impliquait pour la vie d'Harry mais aussi celle de sa famille, elle se tenait loin de lui, lui interdisant même de parler à son cousin Dudley ; petit jeu auquel il se pliait sans réticence ne voulant pas lui-même avoir à lui parler.

Elle lui avait dit un jour cette phrase lourde de sens qui n'avait fait qu'un tour dans le cerveau d'Harry et qui y était restée gravée depuis :

- Toutes les personnes qui sont autour de toi et qui ont le malheur de s'attacher à toi meurent les unes après les autres ou bien sont en perpétuel danger ; tes parents d'abords ses deux monstres inconscients de leur anormalité, ton parrain tout aussi anormal et en plus de cela criminel, ton protecteur de vieux fou dégénéré lui non plus n'y a pas échappé et même tes amis à supposer que tu en ais doivent vivre dans la peur tous les jours. Ne t'étonne pas que je ne veuille pas que tu nous approches plus. Tu seras majeur dans trois semaines dans ton monde de malades, trois toutes petites minuscules microscopiques semaines encore à tenir et à supporter ta dangereuse présence dans ma maison, après nous serons enfin débarrassés de toi et du malheur qui te suit depuis que tu as l'âge de piailler !!

Ce à quoi il ne répondit pas. Provoquer une nouvelle dispute ne ferait qu'aggraver les choses et comme l'avait si bien dit sa chère tante, il serait bientôt majeur. Il s'isola donc dans sa chambre, n'imposant sa présence à personne ; souffrant moralement de l'abandon qu'était le sien, de la perte des êtres qui lui étaient si chers et de la vérité des paroles pourtant blessantes prononcées par sa tante il y a peu de temps, mais aussi physiquement, de la douleur quasi-continuelles que lui provoquait sa cicatrice, le radar des émotions de se cher Lord.
Harry lisait et relisait La Gazette du Sorcier à l'affût du moindre détail qui lui aurait échappé la fois d'avant, d'une métaphore qu'il n'aurait pas compris ou pas relevé ou encore d'une photo qu'il voulait revoir pour passer le temps.
Puis il réfléchissait aux Horcruxes et à son impuissance face à ce problème qui le décourageait de jour en jour mais lui donnant quand même un but à atteindre, un objectif mais aussi un moyen de vengeance, se sentant toujours aussi seul et démuni face à l'absence de Dumbledore, cet allié de taille, et de son savoir quasi-encyclopédique. Il n'avait pas eu le temps de lui demander tout ce qu'il voulait savoir, de poser toutes les questions qui le démangeaient sur lui, sa famille, les Horcruxes, la prophétie, ... Voldemort. Il lui avait été lui aussi arraché bien trop tôt. Voldemort ... rien que ce nom résonnait comme la haine pour Harry ... répugnant monstre assoiffé de pouvoir et de sang tel un vampire devant un océan de chaire fraîche auquel il ne pouvait pas résister de percer de ses dents acérées.
Harry se sentait seul, très seul, loin de tout et de lui-même en premier. Il ne ressemble plus en rien au gamin inconscient de 11 ans qu'il était il y a de cela seulement 6 ans quand il débarquait pour la première fois dans ce monde qui lui été jusqu'ici inconnu et refusé et qui se jetait d'année en année dans les problèmes sans vraiment avoir de raison. Aujourd'hui Harry Potter n'est pas un jeune homme bien plus réfléchi, seulement les aventures passées lui ont appris à se méfier de tout, de peut-être trop de choses d'ailleurs, que toutes personnes est digne de confiance si on prend le temps de l'écouter, que le monde dans lequel il évolue n'est pas un monde utopique loin de là mais surtout qu'il est dangereux de s'attacher à des personnes si on ne veut pas avoir à les faire souffrir à un moment ou à un autre. Face a l'avenir qui s'étendait devant lui, il ne pouvait que rêver cette solitude offerte sur un plateau d'argent qui ne ferait de mal à personne d'autre qu'à lui mais elle lui pesait, lui faisait mal, très mal, trop mal.
Il était à présent allongé sur son lit dans un état semi léthargique, les yeux grands ouverts et fixant le plafond, sans penser à rien qu'à la chaleur assommante et étouffante de cette fin de Juillet. Il ne se rendait même pas compte du jour que l'on était, de l'heure ou encore de ce qu'il se passait autour de lui. Lorsqu'un bruit mat retentit dans sa chambre. En une fraction de seconde, en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire, Harry était debout, les yeux et les oreilles aux aguets, la baguette brandie devant lui. C'était un réflexe ces derniers temps, toujours sur le qui-vive à s'inquiéter de tout. Il se rendit compte de son idiotie en voyant un hibou se relever tant bien que mal sur le rebord de sa fenêtre de chambre, il s'était précipité encore une fois pour rien. Se sentant frustré et ridicule, il posa sa baguette sur son bureau sous la fenêtre, ouvrit celle-ci et ramena le hibou à l'intérieur de la pièce. Il prit alors les deux lettres qui étaient accrochées à la patte de l'animal et lui tendit quelques friandises destinées en temps normal à Hedwige pour le remercier, sous les yeux courroucés couleur d'ambre de cette dernière.
Sur l'une des deux enveloppes, il reconnut l'écriture longue et élégante mais également stricte d'Hermione – ce qui lui allait à ravir, pensa Harry amusé – puis sur la seconde l'écriture négligée, saccadée et déstructurée de Ron. Que lui voulaient-ils ? Ils lui avaient écrit il y a à peine trois jours de cela, que pouvaient-ils avoir appris de plus depuis qui nécessite tant d'empressement à lui écrire de nouveau ? Savaient-ils quelque chose d'autre ? C'est avec ses questions en tête qu'Harry ouvrit la lettre d'Hermione. Lorsqu'il ouvrit l'enveloppe des millions de confettis volèrent dans toute la pièce et disparurent avant même avant de toucher le sol, ce qu'Harry ne remarqua pas bien sûr.

- mais qu'est-ce que ça ? se plaignit-il en colère

« Salut Harry !!
Comment vas-tu en ce jour ?
Désolé pour les confettis mais je n'ai pas pu résister mais tu remarqueras qu'ils ont disparu tu n'auras donc pas à faire le ménage (je sais que tu détestes ça !!)

- décidément toujours aussi intelligente et perspicace celle-là...

Comme tu dois t'en douter nous n'avons rien appris de plus ici, le contraire t'aurais étonné je suppose, on est tenu à l'écart de tout, abandonnés presque –tiens donc ! – mais bon mes disputes incessantes avec Ron nous occupent pas mal la plupart du temps. C'est dingue ce qu'il est immature, il est resté un véritable gamin ... rien ne le changera jamais c'est un cas définitivement désespéré j'ai l'impression. Donc je tenais tout simplement à te dire ceci : BON ANNIVERSAIRE !!
C'est pour cela les confettis ... maintenant que tu es majeur nous t'attendons ici, la maison de ton oncle ne t'apporte plus aucune protection. Oui tu as bien entendu tu vas nous rejoindre Square Grimmaurd. Mais surtout ne pars pas de toi-même, ce sont des membres de l'Ordre qui viendront te chercher d'ici peu de temps ... on est au moins au courant de cela ! ... pour t'éviter de vouloir faire une bêtise sans doute.
Je t'attends avec impatience bien que n'ayant rien de très spécial à te raconter, tu nous manques c'est tout.

A très vite

Hermione G. »

- Par Merlin !! S'exclama Harry en se dirigeant vers son calendrier. Mais oui on est le 31 Juillet ! J'étais tellement absorbé dans mes pensée que j'y ais même pas fait attention. En même temps personne n'était là pour me le rappeler. Se dit-il à l'attention de sa tante et de son oncle.

Il prit alors la lettre de Ron en espérant ne rencontrer aucune autre mauvaise surprise.

« Salut Harry !
Bon anniversaire mon pote ! T'auras remarqué que moi j'ai évité les confettis ... j'te jure cette Hermione ...
Je sais que ces temps-ci ça a pas été facile mais maintenant tu peux venir avec nous ! Y'en a marre de ces disputes avec Hermione ... pourquoi on lui a parlée en première année ??
Heureusement tu seras bientôt là ... encore bon anniversaire.
A bientôt

Ron W. »


Cela fit sourire Harry ... sans Hermione, Ron et lui aurait mal tournés, pas du côté sombre mais tu côté idioties et son intelligence leur avait été d'un grand secours plus d'une fois depuis ces six dernières années malgré les remarques de plus en plus désagréables de Ron à l'encontre de celle qu'il appelait, au même titre que les Serpentards, la « miss-je-sais-tout ».
Tout ce qu'il retenait, c'est qu'il ne serait plus là, chez les Dursley à attendre la dernière rentrée à Poudlard, une fois de plus dans l'ignorance, ce qui l'enchantait. Il descendit alors sans plus attendre au salon.

- ça y est j'ai 17 ans, je suis majeur, je vais partir d'ici, vous allez enfin être tranquille sans moi comme vous le souhaitez depuis tant d'années. On va venir me chercher d'ici à la semaine prochaine.

Et sans attendre de réponse il remonta dans sa chambre.

- parfait ! Se dit-il. Ma belle Hedwige fait tes bagages, cette maison ne sera bientôt plus qu'un mauvais souvenir !!

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Chapitre I : Rêver de mieux
# Posté le mercredi 31 octobre 2007 19:10
Modifié le lundi 04 août 2008 19:55

Chapitre II : Square Grimmaurd, retour à la réalité.

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Harry n'en revenait toujours pas. D'abord il avait oublié que c'était son anniversaire et de plus il allait quitter les Dursley une bonne fois pour toutes. Cette journée était mémorable et tout en préparant ses affaires il repensait à tout ce qu'il s'était passé depuis qu'il avait 11 ans et une baguette magique à la main.
Tout d'abord, des souvenirs tyranniques lui revenaient en tête sur les 10 premières années de sa vie. Vivre chez les Dursley qui n'acceptaient pas sa nature de sorcier avec un cousin égal à un tyran qui était plus gros et plus mauvais que la moyenne des enfants de leu âge n'arrangeait rien. Pendant tout ce temps sa véritable identité ainsi que la raison de la mort de ses parents lui avait été cachée mais il ne pouvait pas dire qu'il ne remarquait rien. Il était différent de Dudley, il le sentait mais ne savait pas comment voir ni interpréter toutes ces différences. Pourtant plus d'une fois l'adjectif « magique » lui était venu à l'esprit, seul motif valable pour expliquer ce qu'il vivait parfois, qualifiant parfaitement certains évènements... comme par exemple lorsque, lors d'une journée banale dans une école moldue, Dudley et sa bande lui couraient après et qu'il s'était retrouvé –en sécurité certes- mais sur le toit de l'école quand même sans qu'il puisse expliquer comment si être rendu, ou ce jour où dans un musée, il avait vu l'un des personnages d'une toile lui faire un grand bonjour de la main sans que personne d'autre ne l'ait vu, ou cette fois encore où au zoo, il avait parlé avec un serpent qu'il avait relâché après hors de sa cage de verre qui le retenait prisonnier tel un animal de cirque.
Jamais il n'aurait cru possible une chose pareille, il n'aurait pu s'imaginer que la magie et les sorciers puissent exister et encore moins qu'il en fasse partie. Il aurait ri au nez du premier imbécile qui aurait voulu lui faire gober une telle chose mais il n'aurait pas totalement écarté cette théorie quand même, il l'aurait enfouie quelque part dans sa tête pour la ressortir au moment voulu parce qu'il n'aurait refusé aucune hypothèse qui pouvait améliorer son quotidien.
C'est ainsi que aujourd'hui, tout en prenant soin de ne rien oublier de mettre dans sa valise, Harry souriait à l'évocation de ces souvenirs et à la pensée de la naïveté dont il avait fait preuve 6 ans auparavant.
Il revint alors sur Terre et chercha partout dans sa (petite) chambre les affaires qui lui manquaient et qui s'étaient éparpillées d'elles-mêmes jusque dans les moindres recoins de la pièce. Il retrouva ses robes de sorciers, ses plumes et ses encres, les ingrédients qui lui restaient de l'année précédente et dont il aurait sûrement besoin cette année encore, du parchemin qui lui restait, ses livres de 6ème année dont il ne savait pas quoi faire, ainsi qu'un fouillis indescriptible tout au fond de sa male mélangeant papier kraft, morceaux de verre, fioles à moitié vides –ou pleines comme on veut- et tout un arsenal de chaussettes toutes dépareillées –c'était une manie chez elles- gisant au fond qu'il se promit une fois lavées de donner à Dobby, et pour finir il tomba sur un album photo, offert par Hagrid et qui se remplissait magiquement de photos au fil des ans, des moments les plus importants survenus à l'école comme : sa première rencontre avec Ron et Hermione, le dernier dîner lors de sa première année au cours duquel Ron, Hermione, Neville et lui-même avaient fait gagner la coupe des 4 maisons à Griffondor, son premier match de Quidditch, l'épée de Godric Griffondor, ses deux balais le Nimbus 2001 offert par Mc Gonagall puis l'Eclair de Feu offert par Sirius, Buck, la Coupe du Monde de Quidditch, le Tournoi des Trois Sorciers, Cho Chang, la famille Weasley, Dobby, et plus récemment les membres de l'Ordre etc. etc
Cet album grossissait à vue d'½il. Il le mit alors avec toutes ses autres affaires dans sa grosse valise au dessus de tout ce fatras qu'il n'avait même pas pris la peine de retirer de là fin juin lorsqu'il était revenu.
Tout allait bientôt être terminé, il pourrait enfin vivre pleinement sa vie de sorcier sans se soucier ou non des moldus. Il était heureux de pouvoir enfin s'échapper de l'enfer des Dursley.
Lorsqu'Harry ferma sa grosse valise il remarqua qu'il était déjà bien tard et toutes les émotions de la journée l'avaient considérablement fatigué. Il se coucha et s'endormit presque instantanément.

-Hermione ! Mais qu'est-ce tu fais là ? S'enquit Harry perturbé par la présence de la jeune fille.
- Harry c'est affreux !! Ils sont tous morts, je ne sais même plus comment j'ai fait pour m'échapper... tout ce que je sais c'est que j'ai couru, couru. Harry, pleura Hermione, il y a eu une attaque de Mangemorts là où on était et ils ont tué tout le monde, je ne sais pas si ...
- Stop !! Arrêtes, calmes-toi Hermione. Qu'est-ce que tu me dis là ? Voldemort a attaqué l'Ordre c'est ça ?
- Oui, répondit Hermione. Tous se sont fait tuer, on n'a pas compris ce qui se passait que déjà la moitié d'entre nous se faisait tuer. Même la maison n'est plus qu'un tas de cendres.
- Tu veux dire qu'ils ont détruit le Square Grimmaurd ? Mais comment c'est possible ? C'était Dumbledore le Gardien du Secret, personne d'autre que lui n'aurait pu révéler ...


Mais il s'arrêta là voyant l'expression de son amie.
Son visage changea du tout au tout passant du rose au blanc pale, ses yeux se rétrécirent et perdirent leur couleur noisette pour faire place à un rouge cuisant, ses lèvres se pincèrent et son nez disparut remplacé par deux fentes à la manière d'un serpent .
Harry se recula mais fut arrêté par le mur lui servant de tête de lit.

-Merci Potter, fit Voldemort. Grâce à toi je sais maintenant où attaquer !
-Vous ne pouvez rien faire, c'était Dumbledore ...
- le Gardien du Secret oui je sais, le coupa-t-il. Mais comme tu viens de le dire C'ETAIT lui. Grâce à sa mort et à ton héritage de la maison de ton cher parrain, tu es devenu le Gardien du Secret. Personne ne te l'avait dit si j'en juge par ta tête ! Mon pauvre mais qu'as-tu fait ? Certes je ne pourrais toujours pas y entrer mais attendre à l'extérieur la sortie de l'un des membres et le tuer, ça c'est tout à fait possible.
Oui je suis cruel, mépris et abject, ajouta-t-il comme s'il lisait dans la tête de Harry, mais par ce que tu viens de faire, tu n'es pas mieux que moi cher Potter, le Survivant. Condamner ses propres amis est tout à fait ... détestable. Au moins avec moi mes Mangemorts savent à quoi s'attendre. Au revoir Harry, fais de beaux rêves !!


Puis il s'en alla sans ajouter un mot. Harry était bouche bée, appuyé au mur sans pouvoir parler ni réfléchir. Soudain il se réveilla en sursaut, couvert d'une sueur froide qui lui glaçait les entrailles.

-non c'est pas possible ... haleta t-il.

Il savait très bien que cela n'était pas un rêve banal mais encore une intrusion de Voldemort dans son esprit, les cours d'Occlumencie n'ayant pas aboutis, il était toujours aussi vulnérable sur ce plan là qu'il ne l'était avant même en s'y étant essayé pendant le mois de Juillet pour contrôler ce qu'il voyait parfois lorsqu'il dormait. Harry se leva s'habilla en hâte et sans un mot prit son balais, sa baguette, sa valise et Hedwige, descendit les marches du 1er étage puis dirigea ses pas vers le salon, vide à cette heure-ci, prit une feuille et un stylo et écrivit une lettre à l'attention des Dursley.

Je suis parti cette nuit, personne n'est venu me chercher comme s'était prévu au début mais un évènement tragique m'a forcé à partir.
Et oui tante Pétunia vous aviez raison. Mon entourage meurt encore par ma faute mais là je me dois d'agir. Perdre mon monde est une chose mais perdre ma famille en est une autre. Je ne suis pas prêt à ça, sûrement pas.
Tout ce que je vous demande c'est ceci : je vous laisse Hedwige ma chouette car j'ai besoin de vous une toute dernière fois. Je vous en prie envoyez une lettre au professeur Mc Gonagall et dites lui ça : « Ordre en danger. Voldemort sait où l'on se cache. Le Gardien du Secret ne savait pas qu'il l'était et une intrusion nocturne lui a fait dévoiler le Square. Nous ne sommes plus en sécurité. »
Je vous en supplie faites-le. Ce professeur est celui avec lequel vous communiquez depuis le décès de Dumbledore, moi-même je n'ai pas le temps tout de suite. Accrochez la lettre à la patte d'Hedwige, elle saura quoi faire. Je vous en supplie faites-le.
Harry

Il laissa la lettre et le stylo sur la table et partit seul dans la nuit. Se moquant de l'interdiction d'Hermione et des membres, il devait les prévenir coûte que coûte. Harry sentit alors sa cicatrice le brûler horriblement et son ventre faire une cabriole en lui ... Voldemort où qu'il était à ce moment, jubilait de cette victoire, il allait pouvoir agir.
Harry, lui pleurait, pour la 1ère fois depuis la mort de Dumbledore, il craquait. Il ne supportait plus toute cette pression qu'il avait sur les épaules, Voldemort qui le torturait mentalement, l'Ordre qui l'ignorait et lui imposait le calme. Il n'en pouvait plus qu'on se permette de lui dicter quoi faire alors qu'il savait comment agir. Ne l'avait-il pas suffisamment prouvé ? Maintenant majeur, il prit son courage à deux mains, fixa sa valise sur son balais et s'envola vers le ciel sans étoiles de cette nuit où le soleil pointait déjà au loin, cette dernière nuit de tranquillité avant le combat final.
Le trajet avait été plutôt monotone, seulement rythmé par les rafales de vent, les vols des oiseaux et la clarté nouvelle de cette levée du jour à l'horizon. Cela faisait maintenant quatre heures que Harry volait dans les airs tièdes du Londres endormi et il sentait la fatigue l'emporter lorsqu'un faux mouvement fit dévier dangereusement son balai et finit de le réveiller totalement. Il n'était plus qu'à 5 minutes du Square et entama donc sa descente sur le petit quartier vers lequel il se dirigeait depuis qu'il avait quitté la maison des Dursley, pour se poser en douceur dans le jardin d'en face. Les rues semblaient désertes, et pour le coup, elles l'étaient. Personne ne paraissait réveillé dans le Square Grimmaurd même si l'on entendait toujours de la musique à la hauteur du numéro 11 de la rue, à croire que personne ne débranche la stéréo même la nuit. Il se planta alors devant les maisons 11 et 13, surpris par le fait que jamais quelqu'un ne s'était plaint de l'absence d'un numéro à la rue, et prononça dans sa tête « 12 Square Grimmaurd ». Il put alors apercevoir peu de temps après, la maison de son parrain, sa maison, son monde, ses amis, ses choix, ses faiblesses.
Oui parce que Harry le comprenait à présent. Toutes les personnes qui se trouvaient ici constituait chacune l'une de ses faiblesses, son attachement à eux les mèneraient lui et les autres à leur perte. C'est pourquoi il ne voulait pas retourner à Poudlard, il y avait ici déjà assez de personne qui risquaient leur vie pour la sienne, il n'allait pas en plus mettre en péril toutes celles des élèves de l'école. Mais il y avait réfléchi et finalement il devait y retourner, il y était contraint. Par la force des choses, Poudlard représentait le dernier espoir de Harry, d'une parce qu'il y était bien plus en sécurité que n'importe où ailleurs, de deux parce que c'était sa seule vraie maison et de trois parce que la chasse aux Horcruxes dans le monde moldu n'aboutirait à rien, personne ne sachant ce que c'est. Poudlard était donc le puits de savoir dont il aurait besoin pour avancer dans ses recherches. Même s'il ne comptait pas suivre tous les cours méticuleusement, il était persuadé que Mc Gonagall, étant la nouvelle directrice de l'école, ne lui en tiendrait pas rigueur et accepterait qu'il mène à bien la tache qui lui était confiée pour libérer leur monde du poids du mal, sans trop poser de questions il espérait.

- Et puis même si elle n'est pas d'accord il me semble qu'elle n'a pas trop le choix, dit-il en se rapprochant de la maison, c'est mon destin que je le force un peu ou non le but sera de toute façon le même. J'ai ma cape d'invisibilité (merci papa) et je sais transplaner alors je ne ....

Mais Harry stoppa net sa phrase. La porte de la maison venait de s'ouvrir et Lupin se tenait dans l'embrasure de celle-ci. Il le regardait d'un air mauvais, un air qui selon Harry ne présageait rien de bon quant à la suite des évènements.

- Harry ... toujours aussi téméraire. Entre, lui dit son ancien professeur d'une voix monocorde.

Après un temps d'hésitation Harry entra. Le ton cassant de Lupin indiquait que ce n'était pas une question mais un ordre et qu'en aucun cas il n'avait le choix. Il obéit.

- de toute façon c'est là que j'allais, alors je ne vais pas rester planté dehors comme un idiot, pensa-t-il.

En se retrouvant dans la maison, Harry remarqua qu'elle avait changé, beaucoup changé, peut-être même trop. L'année passée, il l'avait laissée lugubre et plutôt en ruine, alors qu'à cet instant elle était méconnaissable, lumineuse et accueillante. Toutes les têtes coupées des elfes avaient disparues et étaient remplacées par des tableaux divers représentant les membres de l'Ordre. La vieille tapisserie cramoisie par le temps qui recouvrait habituellement les murs faisait place à une peinture blanche, fraîche qui égayait la maison, lui faisant oublier sa froideur originelle et les pertes humaines qui la remplissaient. Mais au comble du malheur –et celui de tous certainement- le tableau de Mme Black n'avait pas été enlevé, personne n'ayant trouvé un contre-maléfice assez puissant pour inverser le sort de Glue Perpétuelle. Cette maison n'avait plus rien à voir avec ce qu'elle était avant, elle lui faisait même presque peur. Elle avait perdue de son mystère, son coté sombre disparu, jeté aux oubliettes, elle avait perdu son charme insolant et effrayant et même l'absence de Kréattur, qui s'était fait renvoyer pour trahison, se faisait remarquer. Cette demeure était certes devenue habitable pour des humains mais elle n'était plus attrayante, elle avait perdu son charme horrifiant, elle avait perdu Sirius tout simplement. Cette pensée fit mal à Harry qui pourtant commençait à se remettre de la disparition de son parrain. Mais se remet-on jamais de la perte d'un être cher ? Cette maison avait disparu en même temps que son hôte, laissant à Harry un affreux sentiment de vide dans le c½ur, une contraction dans l'estomac et un picotement aux coins des yeux.
Lupin lui, ne le regardait pas. Trop de choses s'étaient passées et il n'avait semble-t-il toujours pas accepté la récente et douloureuse perte de Sirius, son dernier ami. En effet, si l'on faisait le constat, Rémus était le dernier des Maraudeurs. James et Sirius étant morts et Peter passé du mauvais côté de la vie. C'était une époque révolue mais qui avait du mal à s'effacer de son esprit, de son âme, de son c½ur.
Harry sortit de ses pensées, lorsque Mrs Weasley se planta devant lui.

- Je savais que tu rêvais d'indépendance Harry, dit-elle en le prenant dans ses bras, mais tu avais des consignes, continua-t-elle l'air réprobateur.
- Je sais, dit Harry les larmes toujours aux yeux, mais j'ai des explications.

Mrs Weasley ayant perçu le mal-être du jeune homme se radoucit un peu.

- bien sûr Harry, mon chéri, je n'en doute pas. Tu sais où te diriger, vous avez toujours la même chambre. Tu nous expliqueras tout plus tard.

Sur ce, elle repartit vers le salon laissant Harry seul dans le Hall. Rien ne serait comme avant. Tout avait changé, même la maison. Il ne la reconnaissait plus, elle ne ressemblait plus à Sirius. Il monta cependant s'éloignant peu à peu de ses craintes, pour retrouver ses amis qui lui avaient tant manqués pendant ce mois de Juillet. A mi-chemin dans l'escalier, il entendait déjà Ron et Hermione se disputer.

- ils ne sont pas possible ces deux-là ! peuvent pas rester tranquille, se plaignit-il.
- Non en effet ! rétorquèrent Fred et Georges qui croisèrent Harry dans les marches. Contents de te voir Harry ! ça fait un bail ....
- Pareil Georges, dit Harry en lui serrant la main. J'dois dire que j'aurais bien eu besoin de vos farces ce mois-ci.

Les jumeaux lui sourirent et continuèrent leur chemin. Arrivé sur le perron du premier étage, Harry vit Pattenrond courir après un bouchon de Bièraubeurre.

- Salut Ginny... lança doucement Harry.
- Salut, dit-elle en le regardant avant de reposer son regard sur le chat.

Quelques secondes passèrent avant que Ginny ne comprenne qui venait de lui parler. Elle se leva en quatrième vitesse puis se figea sur place.

- Ha .... Ha .... Harry !! dit-elle dans un souffle à peine audible.
- Et oui Ginny, j'ai réfléchi sur ma décision et puis finalement je suis revenu. Sourie-t-il.

Ne sachant apparemment pas trop comment réagir, Ginny ne prit pas la peine de réfléchir et lui sauta littéralement au cou.

- mais mon dieu Harry, qu'est-ce que tu fais là ? Je suis contente de te voir bien sûr mais ... pourquoi t'es revenu ? T'avais pas le droit ? T'as fait comment ? Ça va ? T'es sûr ?
- moi aussi Ginny, je suis content de te voir, répondit-il en la serrant dans ses bras et en passant à la trappe la multitude des ses autres questions qu'elle venait de lui poser.

Il la serra autant qu'il le pouvait, ne voulant plus avoir à être séparé d'elle, plus jamais. Rien qu'un mois en son absence avait été un véritable calvaire. Il la relâcha pourtant, lui prit le visage entre ses mains, la regarda les yeux pétillants pendant quelques secondes.

- je ne te laisserais plus, je reviens à Poudlard.
- Ho ! Harry ... tu m'as beaucoup manqué.

Le moment était venu des vrais retrouvailles mais c'est alors que Ron et Hermione, qui s'étaient enfin calmés et réconciliés sortirent de la chambre en riant ; ils s'immobilisèrent un instant devant Harry.

- je vois que vous n'avez plus besoin de moi pour régler vos conflits ! ironisa-t-il, je peux repartir alors !
- Sûrement pas ! s'indigna Ginny, et puis quoi encore ??

Harry éclata de rire, un rire sincère, trop longtemps retenu par tous les malheurs survenus. Ron et Hermione rirent à leur tour.

- Harry, heureuse de te revoir ! lui dit Hermione en le prenant dans ses bras.
- Moi aussi Herm'... waw tu as changé !
- Oui, en effet un changement s'imposait ! je n'ai plus 12 ans. Grâce à Ginny je me retrouve ! dit-elle tout sourire
- Ouais, c'est sûr... grommela Ron.
- Et cela ne plaît pas à ton cher ami ! dit-elle
- Non mais ça va quoi ! je te préférais avant, là tu fais trop, trop ....... Trop fille !
- Ron ! s'enquit Harry, c'est une fille !

Tout le monde rigola.

- j'ai besoin d'un temps d'adaptation, c'est tout.
- De toute façon, d'accord ou pas, ce n'est pas fait pour te plaire ! conclu Hermione en prenant Ginny par le bras pour descendre vers la cuisine, d'où une exquise odeur de petit déjeuner se dégageait. Ron dont l'estomac criait tellement famine qu'on aurait pu l'entendre du Groenland ne releva pas la remarque.
- Salut mon pote ! dit-il en prenant la main d'Harry. Alors toujours à enfreindre les règles ?
- Ouais, dit sombrement Harry, qui se demandait soudain si sa tante et son oncle avaient envoyé la lettre à Mc Gonagall. Peut-être n'étaient-ils pas encore réveillés.

Là-dessus Harry suivit Ron à la cuisine qui grouillait déjà de monde. Tonks et Lupin discutaient d'un côté main dans la main, Mrs Weasley et, au grand étonnement de Harry, Mrs Granger, faisaient à manger. Il y avait également Shaklebolt, Mr Weasley et deux autres Aurors qu'Harry ne connaissait pas en compagnie de Maugrey. Il s'attendait à voir Bill mais il se rappela qu'il était en France avec Fleur, Charlie lui toujours en Roumanie, Percy au ministère était redescendu en grade, Scrimgeour ne supportant pas son insolence et sa manière d'être tellement sûr de lui. Mondingus était en « mission ». Harry s'assit à la table à côté de Ginny ne voulant pas trop se faire remarquer. Seulement il arrive souvent que certains en décident parfois autrement.

- ah ! Harry mon chéri, je ne t'avais pas vu entrer ... tu dois être mort de faim ! s'exclama Mrs Weasley en lui tendant une assiette bien garnie.

Tout le monde le salua, et il fut étonné de constater que même en ces temps, disons plus que difficile personne n'ait oublié son anniversaire puisqu'il y avait un petit tas de cadeaux qui s'était posé à côté de lui.

- et bon anniversaire mon chéri ! reprit-elle.
- Merci Mrs Weasley. et merci à tout le monde également. On ne peut pas dire que je m'y attendais, remercia-t-il.

Il commença alors à ouvrir ses paquets. Il constata qu'ils étaient tous géniaux, bien que spéciaux parfois. Il trouva donc, un livre sur le Quidditch de la part de Ron d'où les joueurs d'échappaient par moments pour voler et continuer leur match au dessus du livre, une collection de petites boites à flemme de la part des jumeaux, un nouveau scrutoscope de la part de tous les Aurors qu'il connaissait ce qui le toucha beaucoup, des petits gâteaux et un livres sur les sortilèges à exécuter en cas de danger de la part de Mr et Mrs Weasley, Hermione elle lui avait offert un ensemble plume-encrier-parchemin qui changeait de couleur, de forme et de motifs etc selon ce que Harry écrivait et la personne à qui la lettre était destiné (un peu l'équivalent du papier à lettre dans le monde moldu), le dernier cadeau fut celui de Ginny qui lui avait offert une gourmette où rien n'était écrit sur la plaque encore. Il lui lança un regard d'incompréhension mais elle lui répondit simplement par un hochement de tête et un petit sourire qui signifiait « tu verras bien au moment venu ».

- je vous remercie tous encore une fois, ce sont des cadeaux géniaux. Dit-il. Merci vraiment.

Tout le monde le salua soit d'un sourire, soit d'une légère révérence de la tête, mais personne ne parlait. Ce silence continua ainsi pendant deux à trois minutes lorsqu'il décida d'intervenir enfin.

- ce silence est très pesant, dit-il alors assez fort pour que tous puissent l'entendre sans pour autant y avoir prêté attention.
- En effet, dit Hermione impérieuse, alors Harry pourquoi es-tu revenu malgré notre interdiction ?
- Pour une entrée en matière, fit Maugrey.
- Quoi ? s'indigna-t-elle. Tout le monde se pose la question depuis tout à l'heure mais personne ne demande. Et je dé-tes-te reste dans l'ignorance ! reprit-elle déterminée.
- Miss-je-sais-tout reprend du service ! dit Ron à Ginny à voix basse mais pas assez et Hermione lui lança un regard noir de mépris.
- Rooo, désolé ! ajouta-t-il.
- Très bien, très bien ! fit Harry. Ça suffit je crois. De toute façon, il faudra bien que je m'explique un jour ou l'autre!

Alors Harry raconta son rêve. Comment Hermione avait débarqué dans sa chambre, pour finalement disparaître sous les traits de Voldemort une fois qu'il avait obtenu ce qu'il voulait en omettant toutefois de préciser qu'il était l'actuel Gardien du Secret, mais n'en déplaise à certains, Hermione était intelligente, trop intelligente peut-être et débusqua assez vite la faille dans le récit de son ami.

- mais, dit-elle, enfin Harry pourquoi l'as-tu cru ? tu sais très bien que le secret n'as de valeur que si c'est le gardi... oh mon dieu, Harry !!
- Quoi ? s'exclamèrent Ron et les jumeaux d'une même voix.

Mais Hermione ne prit pas la peine de leur répondre et se tourna vers le coin de la table où se trouvaient Lupin, Kingsley, et les autres. Elle était visiblement partagée entre la résignation, l'indignation, la colère et la stupéfaction.

- pourquoi ? Pourquoi ne pas lui avoir dit alors que ça risque de nous coûter très cher et à tous ??? interrogea-t-elle.
- Quoi ? refit Ron. Qu'est-ce qui se passe ?
- C'est Harry, répondit Hermione en se retournant vers Ron avec colère. C'est lui le Gardien du Secret du Square Grimmaurd. puis avant que Ron ne puisse réagir elle continua. Quand Sirius est mort il a légué la maison à Harry mais ça ne changeait rien puisque c'était Dumbledore qui protégeait le secret, seulement depuis juin et la disparition du directeur, étant donné que la maison revient à Harry c'était lui qui était censé garder le secret. Vous êtes des irresponsables ! s'emporta-t-elle en se tournant à nouveau vers les Aurors. Vous voulez mourir et nous avec ?! c'est ça ?
- On se calme Hermione, lança Lupin ce qui eut pour effet de la clamer effectivement. Nous ne le savons nous-même que depuis quelques jours et nous n'avions pas trouvé le temps ni le moyen de le dire à Harry. Mais maintenant quelle importance, il nous faudra un nouvel endroit que nous avons déjà trouvé seulement cela nous vous regarde pas pour l'instant. Et le fait que Voldemort –un frisson parcourut l'assemblée- croit toujours que nous sommes ici est plutôt une bonne chose.

Hermione réfléchit un instant puis se retourna vers Harry :

- tu ne crois pas que ça pourrait être pareil que quand ...
- non, la coupa-t-il. J'y ai pensé aussi mais ça ne colle pas, c'est plutôt la même chose qu'avec Mr Weasley. c'était réel.
- Personne ne comprend ce qu'on raconte à ce que je vois ... ajouta-t-elle en parcourant des yeux la table où tous les regardaient intensément, surpris par cette complicité et cette compréhension mutuelle qui s'était installée entre elle et Harry. Je pensais que ce rêve aurait pu être du même genre que celui que Harry a fait ou plutôt lui a été imposé le soir où on est allé au ministère pour ... Sirius, termina-t-elle doucement. Mais apparemment c'est plus vrai que cela, bien que représentant le futur à ce que j'ai compris.
- Hermione, vous êtes bien trop intelligente, lui dit Shakelbolt de sa voix profonde ce qui la fit rougir violemment.
- Désolé, mais cela coulait de source. Il était évident qu'il ne savait pas qu'il était le Gardien du Secret. Mais Voldemort, lui avait fait le rapprochement bien avant ... peut-être exprès d'ailleurs, dit-elle plus pour elle-même que pour les autres qui l'écoutaient toujours.
- Qu'est-ce que tu veux dire ? demanda Lupin déconcerté et impressionné par sa vivacité d'esprit mais également sur la défensive devant ce qu'elle s'apprêtait à dire.
- Quoi ? questionna Hermione, qui apparemment ne s'était pas aperçue d'avoir pensé à voix haute.
- Tu as dit qu'il aurait fait le rapprochement avant nous et aurait fait exprès ? s'expliqua Lupin. Mais exprès de quoi ?
- Hé bien je ne sais pas trop, confia Hermione se dandinant sur sa chaise, mal à l'aise que tout l'attention soit concentrée sur elle, et cherchant ses mots pesant leur impact lorsqu'elle les dirait. J'ai l'impression et ça depuis un certain temps, que Voldemort compte beaucoup sur le fait que Harry ait un côté impulsif qui le pousse souvent à secourir les personnes à qui il tient, ce qui est tout à ton honneur, ajouta-t-elle voyant que Harry allait répliquer comme elle s'y était attendue. c'est une énorme qualité Harry de penser d'abord à la vie de ceux qui te sont chers et de faire passer au second plan ta propre sécurité et Voldemort qui n'a jamais été capable d'agir ainsi ni même à comprendre ce qui te poussait à le faire, sait très bien comment te faire réagir pour te pousser à sortir de ta sécurité.
C'est pour cela, continua-t-elle en se tournant vers Lupin à nouveau, que je pense que Voldemort fait exprès de rendre visite à Harry la nuit, pour le forcer à se mettre en danger ... là de plus, un danger inutile.
- tout à fait, Hermione, conclu Lupin. Je pense pouvoir dire que nous sommes tout d'accord avec toi. Mais cependant ce que je ne comprends pas dans tes explications c'est que tu penses que ce rêve aurait été un danger inutile. Pourquoi ?

Cette fois-ci, Ginny répondit avant Hermione :

- les paroles n'ont de valeur que si elles sont dites de vive voix, dans la réalité. Harry a rêvé une rencontre avec Voldemort, même si elle était réelle et qu'il te parlait directement Harry. Tu n'as pas vraiment dévoilé le secret même s'il sait maintenant où nous sommes, il ne peut pas nous trouver.

Harry parut rassuré mais demanda quand même :

- Rémus, vous nous avez dit que vous aviez un autre endroit pour nous abriter ?
- Oui Harry, en effet, je pense d'ailleurs que cela te sera utile... nous pensons nous installer sur Godric's Hollow.
- M'être utile ?? interrogea Harry, se gardant bien de chasser la colère qui naissait en lui sans en comprendre la provenance. Et en quoi ?
- et bien le fait que toute ta famille y ait vécu peut être intéressant. De plus tu dois savoir que Dumbledore y a vécu également ...

Là-dessus, Harry resta bouche bée, ne sachant quoi dire. Dumbledore ? À Godric's Hollow ? À oui, vraiment ? Et bien on dirait que le directeur ne lui en avait jamais parlé. Mais le fait est qu'en effet maintenant cela intéressait Harry. D'un côté, il avait peur d'y retourner, son appréhension était due au fait que ses parents y soient décédés, il voulait bien entendu, à un moment ou un autre, aller voir l'endroit qui avait changé, détruit, anéanti sa vie à jamais, mais il ne voulait pas y demeurer. Il trouvait qu'on lui en demandait beaucoup d'un coup. Si l'Ordre se basait à Godric's Hollow, cela voulait dire qu'il devrait y être pendant les vacances et cela ne l'enchantait qu'à moitié. La perspective de rester à l'endroit où ses parents avaient perdu la vie était dure à assimiler. Mais d'un autre côté, maintenant qu'il savait que Dumbledore y vivait, cela changeait tout. Y'aurait-il des indices pour retrouver les Horcruxes ? Mais d'un coup, il repensa au fait que Dumbledore lui aussi était mort. Comme s'il lisait sur son visage, le combat intérieur qui faisait rage dans la tête d'Harry, Lupin ajouta doucement :

- Je comprends que cela te fasse un sacré coup Harry. Beaucoup de personnes que tu aimais et qui t'aimaient y vivaient, mais c'est justement pour cela que nous l'avons choisi. C'est plein de symboles et de souvenirs, d'indices pour le passé et le futur.

Soutenant, son regard, Harry savait très bien où il voulait en venir. Ne voulant pas aborder le sujet, il changea de direction :

- ça ne serait pas trop évident ? Je veux dire, même Voldemort doit surveiller tout le quartier. Il doit bien se douter qu'un jour ou l'autre, j'y remettrais les pieds.

Attendant quelques secondes pendant lesquelles personnes ne parla, il ajouta :

- peut-être même que c'est ce qu'il désirait nous faire faire en s'introduisant dans mes rêves. Que cela me fasse suffisamment peur pour que j'accourre vous prévenir, que nous changions de quartier général pour mieux nous tomber dessus ... vous tomber dessus ?
- nous y avons pensé Harry, dit Mr Weasley, mais ne t'inquiètes pas nous ne comptons pas partir tous en même temps, ni quitter définitivement le Square, qui t'appartient j'te le rappelle, cela serait très suspect, en effet.
- D'accord, répondit simplement Harry. Je vois ce que vous avez en tête. Encore une fois je suis désolé d'avoir foncé tête baissée malgré votre interdiction mais je ne pouvais pas rester là-bas à ne pas agir.

- Nous comprenons Harry, intervint Mrs Weasley. Bon et si nous mangions ?!

Les trois semaines suivantes passèrent très vite et le retour à Poudlard arrivait. Pendant quelques jours, il n'y eut aucun incident, pas de démonstration de force particulière de la part du Lord Noir si ce n'est quelques disparitions inexpliquées par les autorités moldues, pas d'affaires spéciale au sein même de l'Ordre.
On voyait aller et venir des membres partis ou revenus de mission secrète, quelques têtes que Harry reconnues telles que Kingsley ou Bill ou encore Mondingus ce qui eut le don de l'énerver au plus haut point, obligeant Ron à l'emmener dans une autre pièce pour ne pas qu'il y ait de massacre. Certains restaient parfois dîner ou dormir au Square mais jamais plus d'une nuit, et jamais en même temps.
A son arrivée au Square Grimmaurd, Harry s'était attendu à ce qu'on le questionne davantage sur ses activités de l'année passée mais il soupçonnait Mrs Weasley d'être à l'origine de cette tranquillité qui pourtant il le savait serait éphémère. Mais il profitait agréablement de cet embargo qu'elle avait posé sur lui.
Rien de très spécial qui diffère de ce qu'il se passait dans l'Ordre l'année dernière. Sauf, un soir, Harry et Ron étaient dans leur chambre et venaient de terminer une partie d'échecs, seul jeu à peu près normal qui soit connu dans les deux mondes et auquel Ron gagnait à coup sûr lorsqu'ils décidèrent de se coucher. Hermione, elle, descendait à la cuisine, une soif affreuse la tenaillait alors qu'elle s'était réveillée d'un cauchemar en sursaut, qui réveilla Ginny aussi mais qui se rendormit aussitôt, et au cours duquel elle voyait ses parents se faire assassiner sous ses yeux. Ce rêve elle le faisait de plus en plus souvent depuis le mois de juin, elle avait constamment peur pour leurs vies, et cela la travaillait même la nuit.
Alors elle descendit à la cuisine pour se rafraîchir et se remettre de ses émotions en se disant que de toute façon, ses parents étaient ici en sécurité avec l'Ordre. Elle poussa la porte de la salle inhabituellement fermée -si tard aucune réunion n'avait jamais eu lieu- et se dirigea vers le robinet, prit un verre à côté de Mrs Weasley qui s'affairait à préparer un dîner, un unique dîner.

- bonsoir ma chérie, commença-t-elle. Tu descends bien tard ce soir, une panne de sommeil ?
- non, un cauchemar, un horrible cauchemar qui me réveille toutes les nuits depuis juin, dit Hermione après avoir avalé d'un coup son verre d'eau. Vous savez, je crois que de savoir mes parents mêlés à tout cela, maintenant, cela me fait peur. Pas pour moi non, mais pour eux. Ils n'ont aucune défense ici chez les sorciers, pas de baguettes, pas un seul malheureux pouvoir ... d'accord dans la maison, ils ne craignent rien et les membres de l'Ordre les protègeront, mais il faudra bien bouger un jour et il n'y aura pas continuellement quelqu'un derrière eux ... je ne suis pas idiote.
- Hermione, viens, assieds-toi, indiqua Mrs Weasley. N'aies pas de craintes, tes parents sont très bien protégés par nous, et si, il y aura toujours quelqu'un ici pour les protéger. Si ce n'est que moi, ça ne sera que moi mais je sais utiliser la magie.
- Je sais bien et je ne vous sous-estime pas du tout Mrs Weasley, bien au contraire même ; mais je ne peux m'empêcher d'avoir peur. Je tiens à eux, je les aime, je n'ai qu'eux en dehors du monde magique, le monde duquel je suis issue, et je ne veux pas les perdre, je n'aurais pas la force de continuer sans eux.

Mrs Weasley, émue et touchée par les paroles de la jeune fille qui semblait si fragile et désemparée en cet instant, contrastant tant avec l'image qu'elle renvoie en temps normal lorsqu'elle est forte, déterminée et sûre d'elle, ne trouvait rien à dire pour la réconforter ou juste pour partager son malheur puisqu'elle avait en quelque sorte raison, alors Hermione brisa ce silence :

- Pour qui cuisiniez-vous Mrs Weasley ?
- Pour moi ... salut Miss Granger !

Hermione n'en croyait pas ses yeux ... qu'est-ce que cet ignoble personnage fabriquait ici ? Pourquoi celui qui avait tué Dumbledore était-il ici ? De quel droit pénétrait-il dans l'Ordre et dans la maison d'Harry ??

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Chapitre II : Square Grimmaurd, retour à la réalité.
# Posté le mercredi 31 octobre 2007 20:07
Modifié le lundi 04 août 2008 19:55

Chapitre III : L'inattendu.

draymioneserpentlionne: waouw .... waouw ... waouw !! je sais pas quoi dire d'autre que ... waouw ! lol. merci beaucoup de tes compliments... euh :S waouw lol... en tout cas ça me fait super plaisir que tu me lises et surtout que tu apprécies parce que j'te considère comme une écrivain vraiment talentueuse alors ça me touche assez c'que tu m'as dit. franchement t'as pas de quoi te sentir toute petite, car comme j'fais que de te le répéter sur ton blog j'adore vraiment toutes tes histoires et en plus t'as le courage de faire des MàJ tous les jours alors que moi ça sera une fois voire deux par mois :S
j'espère que la longueur de mes chapitres ne te décourage pas trop, c'est souvent le cas avec les autres lecteurs mais je n'arrive pas à les couper ... =)
enfin ... merci merci merci beaucoup de tout c'que tu m'as dit ... vraiment !!
gros bisous
Jaïlys. (k)


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Hermione jetait des regards perplexes à Mrs Weasley. N'en revenant toujours pas, elle passait de Mrs Weasley à cet invité surprise, la bouche entrouverte sous le coup de la surprise dans une expression incrédule, les yeux exorbités et les sourcils froncés.

- Ferme la bouche Granger, t'es pas la seule à respirer l'air de la pièce, alors évite de polluer, lança-t-il.
- Non monsieur, je n'accepterai pas d'insultes ici. Les disputes si vous voulez, mais garde tes obscénités pour toi et ton TOI intérieur, rétorqua Mrs Weasley ce qui eut pour effet de lui clouer le bec. Bien Hermione, il n'est pas inutile de te dire que Harry et Ron ne doivent rien en savoir si tu ne veux pas déclencher une guerre nucléaire. Il y a des raisons à tout et il y en a encore plus pour expliquer la présence de ce monsieur ici. Ce n'est cependant pas vraiment le moment d'en parler. Vas donc te coucher pendant que notre invité dîne et que je vérifie la maison.

Sur ce, elle s'en alla, laissant là Hermione et l'homme inattendu.

- Je suppose qu'il y a en effet des explications à tout, répéta froidement Hermione.
- Et bien oui il y en a Miss Granger, répondit ce dernier tout aussi froidement que son interlocutrice. Je ne pense pas cependant que je vous en doive, à toi et tes amis, ce n'est pas auprès de vous que j'ai à m'expliquer.
- Non c'est sûr. Mais il se trouve, qu'ici on est chez Harry et que des explications devront lui être rendues de toute façon et auxquelles nous assisterons. Alors même si je ne sais rien ce soir, je finirais tôt ou tard par savoir, ajouta-t-elle d'une voix calme à faire peur.

Toute surprise était passée, elle ne s'attendait de toute façon pas à ce que interlocuteur soit très coopératif alors elle s'assit simplement face à lui, son verre d'eau à nouveau rempli. Toute trace d'une quelconque émotion avait disparu du visage d'Hermione, se décidant à rester impassible face à l'homme devant elle et auquel elle ne voulait pas donner le plaisir de son étonnement, de sa haine ou de son dégoût.
Elle restait là à siroter tranquillement son verre d'eau en ne laissant rien transparaître sur son visage. Elle regardait un instant cet invité plus qu'inattendu.
Dieu qu'il avait changé en si peu de temps. Depuis l'année dernière, il avait perdu l'éclat de sa répugnance envers ses ennemis, son visage paraissait étrangement éteint, vide, insipide, sans aucune lueur, sans cette moue de méchanceté qui lui était si particulière, si propre à lui-même. On aurait pu penser qu'il n'était plus que le fantôme de lui-même, son simple reflet s'il n'avait pas eu une consistance solide et cet appétit d'ogre. Pour la première fois depuis sept ans qu'elle le connaissait Hermione le trouvé triste, changé, affecté par un mal bien plus profond qu'une insulte, chose qui ne la touchait plus non plus autant qu'avant. Il semblait replié sur lui, ne voulant parler de rien, réfugiant sa tristesse derrière cette carapace de l'infâme personnage qu'il voulait que l'on prenne tous pour lui-même.
Que s'était-il passé depuis cette nuit de juin ? Qu'est-ce qui l'avait rendu si émotionnellement démonstratif ? Hermione en éprouverait presque de la pitié si elle ne le détestait pas à ce point. Oh non elle ne le plaindrait pas, il n'était pas à plaindre mais plutôt à blâmer pour ce qu'il avait fait. Toujours il l'avait traitée comme une moins que rien, ne perdant jamais une occasion de la ridiculiser ou de l'humilier devant toute une classe, ou même toute l'école. Mais les insultes et les sarcasmes ne sont rien, absolument rien comparés à ce dernier geste en juin. Elle aurait pu le tuer de ses propres mains, là, tout de suite, si Harry ne lui avait pas dit que ce soir là cet homme avait eu peur de ce qu'il faisait, il avait hésité. Elle sortit de ses sombres pensées pour reporter son regard sur lui. Il semblait toujours aussi défait, beaucoup de choses se reflétaient sur son visage qui d'habitude ne laissait rien apparaître. Elle le trouvait abattu, terrifié, désarmé, triste, accablé, consumé d'une rage intérieure, éteint, tétanisée, au fond du gouffre. Mais pourtant aucun de ces termes ne semblait refléter cette expression qu'il avait ... là encore il ne faisait rien comme tout le monde...
Apparemment l'individu avait perçu le regard prolongé qu'Hermione lui lançait.

- Pourquoi ce regard ? j'ai quelque chose sur le nez ou quoi ?
- Désolé, s'empressa d'ajouter Hermione mais toujours impassible.
- Ouais ...
- Je pourrais au moins savoir ce qui t'a fait changer d'avis. Demanda doucement Hermione. Il me semblait que pour vous l'Ordre ne représentait rien, que c'était insignifiant ...
- Y'a que les idiots qui ne changent pas d'avis, et ceux qui savent avoir raison... je ne suis pas un idiot et j'avais tort, dit-il simplement.
- Je suis assez surprise que ton père et ton maître ne te cherchent pas Malefoy.
- A ton avis pourquoi je suis là Granger ? s'énerva-t-il. Bien sûr qu'ils me recherchent et je suis même persuadé qu'ils savent où je suis parce que ...
- C'est évident. Il n'y a qu'avec l'Ordre que tu es assez bien protégé pour leur échapper, termina-t-elle.
- En effet Granger.

Ils se turent, retournant chacun à leur occupation, Malefoy à son dîner et Hermione à son verre d'eau.Après un moment la conversation reprit.


- Depuis combien de temps as-tu changé de camps ? interrogea Hermione.
- Le lendemain de la mort de Dumbledore, répondit-il. Une erreur, une énorme erreur ... mais sans aucun doute sera-t-elle quand même utile à Potter...
- Pourquoi ? questionna Hermione. Pourquoi avoir suivi les idéaux de ton père ? pourquoi suivre Voldemort alors que maintenant tu es de notre côté ?
- Tu ne comprends pas, tu ne comprendrais pas Granger.
- Je ne suis pas une imbécile contrairement à ce que tu peux penser depuis sept ans Malefoy, s'énerva Hermione.
- Je sais Granger, je sais.

Après l'avoir regardée intensément et une légère hésitation :

- tout le monde pense que c'est soit tout blanc soit tout noir, mais tout le monde se trompe. Personne ne voit la zone de gris qui se dissimule au milieu, personne à part ceux qui y vivent. Quand tu jouais à la Barbie j'apprenais déjà des formules de magie noire par c½ur à grand renfort de coups, quand tu avais le choix de faire des personnes face à toi des amis ou des ennemis, on m'imposait la haine et le mépris des autres, quand tu pleurais sans retenue après une égratignure au genou on me frappait encore plus fort en me disant que pleurer était une faiblesse tout autant qu'aimer et qu'un Malefoy n'est pas faible, et que je n'étais pas digne de mon nom si je souillais mes yeux de cette ignominie que sont les larmes. Quand on vit dans un monde comme le mien, on n'a pas le choix, tout est réglé comme une horloge, je n'ai pas eu le temps ni le pouvoir de mes propres expériences, je savais ce que je devais faire et ce qui m'étais interdit, et je me pliais à la tâche. Je n'ai pas eu le choix, j'ai été élevé comme ça, dans ce contexte où la magie noire est reine et où les sang-purs sont maîtres. Ça forme le couple parfait n'est-ce pas ? Mais à cet âge là, toi même aurais-tu désobéi à ton père ? Te serais-tu levée face à lui et lui aurais-tu dis qu'il n'était qu'un monstre auquel tu ne voulais en aucun cas être lié ? Bien sûr que non car aussi différents que nous soyons, le respect de l'autorité est aussi important dans ton monde que dans le mien, seulement il est plus exigeant et brutal dans le mien, voilà tout. J'ai attendu d'être assez fort pour le faire.

Il s'arrêta là, puis sans même la regarder il se leva et emporta son assiette dans l'évier où elle se lava d'elle-même.

- Pourquoi as-tu hésité ce soir là ? demanda doucement Hermione tout en sachant que cela envenimerait la conversation. Pourquoi n'as-tu pas agis comme il te l'était imposé ? pourquoi ce soir là, avoir eu peur ?
- J'ai toujours eu peur Granger, répondit-il calmement, d'agir comme on me l'imposait. Tout au long de l'année ça m'a rendu malade tellement j'avais peur d'échouer à ma tâche, de ne pas réussir à le tuer. et puis mon plan a finalement fonctionné, très tard mais il a marché. Mais une fois arrivé en haut de la tour d'astronomie, je me suis rendu compte que je n'étais pas un assassin et que je ne voulais pas finir comme mon père, esclave d'un fou tyrannique. Alors, j'ai repoussé au maximum le moment où je devrais agir en attendant les autres Mangemorts, et c'est là que Rogue a agit ... pour Dumbledore, termina-t-il. Tu vois Granger, rien n'est jamais évident, jamais ... et là de retourner à Poudlard ce n'est pas facile, je ne voulais pas d'ailleurs.
- Pourquoi y retourner alors ? demanda-t-elle mais en étant toujours quelque peu perplexe face à l'une des phrases qu'il venait de dire. Elle la mit de côté pour l'instant bien qu'en sachant qu'elle s'en souviendrait...
- Pour la sécurité. Il vont déplacer le QG et nous avec donc je ne pourrais pas rester avec eux. Dans la ville, la marque des ténèbres est détectable par Tu-Sais-Qui alors qu'au château elle se contente de nous appeler sans pour autant donner une indication du lieu où l'on se trouve, expliqua-t-il.
- Oui, mais justement, Voldemort doit bien le savoir ça. S'il n'arrive pas à te trouver dans la ville, il se doutera que tu es au château et tu n'y seras plus en sécurité ... et puis je suppose qu'il y aura encore des Serpentards fils et filles de Mangemorts qui te dénonceront. Oh bien sûr les mesures de sécurité seront renforcées maintenant mais tout danger ne sera pas écarté pour autant et s'il envoie des éclaireurs surveiller le parc, le château etc il y aura quand même certains risques de ...
- STOP Granger ! tu réfléchis et parles trop. Tais-toi donc un peu ! s'indigna Malefoy.

Hermione le fusilla du regard. D'un coup il retrouva son sourire sarcastique qu'il avait lorsqu'il avait le sentiment d'avoir gagné, d'être supérieur. Hermione put alors constater que malgré la profonde tristesse toujours visible sur son visage, il était très beau, chose qu'elle ne s'avouerait jamais bien entendu. Non, il n'était plus le petit blondinet gringalet qu'elle connaissait, il s'était embelli et musclé avec le temps. Elle comprenait alors la réputation de Dom Juan qu'il s'était forgé à l'école, mais elle le méprisait là était la différence entre elle et les autres filles, et aussi beau et parfait qu'il aurait pu être, cela n'aurait rien changé, elle le détesterait à vie. Elle connaissait parfaitement le proverbe moldu que sa mère ne cessait de lui répéter et qui disait « fontaine je ne boirais pas de ton eau », mais là, la fontaine était empoisonnée, l'eau était sale en profondeur bien qu'une lueur était difficilement perceptible tout au fond. Sortant de sa rêverie elle lui dit d'un ton qui se voulait cassant :


- Arrêtes de sourire bêtement Malefoy, ça ne t'arrange pas.
- Oh oh, miss-je-sais-tout sort son artillerie, rigola-t-il. Tu as beaucoup changé Granger, beaucoup.

Et sans en dire plus, il se leva et e prépara à sortir de la cuisine.

- Quand tu es ici, où dors-tu ? Je ne t'ai jamais vu dans les étages et encore moins ici –à part ce soir- ? intervint Hermione.
- Tu comptes me rejoindre peut-être ? dit-il malicieusement.
- Arrête de rêver Malefoy. Je te signal que malgré cette première conversation civilisée et le fait que tu ais « changé », je te déteste toujours autant et te méprise. Je m'interrogeais c'est tout. Je déteste ignorer.

Un éclair de déception et de colère passa dans le regard bleu acier de Malefoy.

- ça ne te regarde en rien. Je ne dors pas dans les étages et encore moins ici comme un vulgaire elfe de maison. Tu devras te satisfaire de ne pas savoir cette fois Granger. Je me suis peut-être un peu trop confié ce soir... dit-il avec mépris. Tu n'acceptes pas de bouleverser ta petite vie... et bien tant mieux pour toi. Tu ne vois pas plus loin que le bout de ton nez alors qu'autour de toi des gens changent de vie, d'univers, de façon d'agir, d'opinion. Si tu ne vois pas ça je ne peux rien pour toi. Ta question restera sans réponses jusqu'à Poudlard où tu pourras recommencer à tout savoir. Détestes-moi autant que tu veux je m'en tape royalement, tu peux même dire à Potter que je suis passé ici si ça te chante. Mais tout le monde peut changer Granger, acceptes-le ; que ça te plaise ou non.

Sur ces mots, il reprit ses affaires et disparut hors de la cuisine, laissant Hermione seule avec pour seule image, le visage de Drago empreint de tristesse, de déception et de colère et avec un sentiment de honte et d'énervement qui montaient en elle. Quelle idiote elle a été !! Le provoquer de la sorte alors qu'il s'était confié à elle.
Le lendemain matin tout le monde était en effervescence dans la maison du Square Grimmaurd. Une agitation qui parut démesurée à Harry, qui avait passé une assez mauvaise nuit, pleine de rêve étrange qui le réveillaient souvent mais dont il avait du mal à se souvenir. C'est donc de plutôt mauvaise humeur qu'il descendit vers la cuisine pour un petit déjeuner qui s'annonçait bruyant. Il s'assit en bout de table, ne voulant parler à personne pour ne pas s'énerver inutilement et davantage et pour être le plus loin possible de la bonne humeur ambiante qui ne faisait qu'aggraver son agacement matinal. Il se servit donc à manger toujours sans dire un mot et apparemment tout le monde avait capté ses ondes négatives et se gardait bien de lui faire la conversation.
Il ne put cependant échapper à Mrs Weasley.

- Bonjour Harry mon chéri, dit-elle doucement. Non venons de recevoir les lettres de Poudlard. Tiens, voilà la tienne.
- Merci, répondit Harry alors qu'elle s'éloignait déjà.

Au moins, pensa-t-il, cela leur ferait une occupation pour la journée et il pourrait sortir un peu de cette maison qui lui était aujourd'hui si peu avenante. Il comprenait que son manque de loquacité lui vienne de sa nuit agitée mais il se sentait en colère aussi, en colère contre lui pour il ne savait quelle raison. Interrompu dans ses pensées, il releva la tête brusquement en direction d'Hermione qui venait de pousser un cri mêlant joie et stupeur. Tout le monde la regardait. Elle était entrain de regarder sa lettre de Poudlard avec un intérêt qu'il ne comprenait pas. Lui-même n'y avait jeté qu'un rapide coup d'½il et n'avait rien remarqué d'extraordinaire, rien qui vaille la peine d'une si grande excitation. Remarquant le silence soudain de la pièce Ginny intervint :

- Qu'est-ce qui t'arrives Hermione ?
- Hein quoi ??? ..... oh euh, et bien j'ai reçu comme vous ma lettre de Poudlard mais en plus, enfin ... j'ai été nommé préfète-en-chef ! pétilla-t-elle.
- Merveilleux Hermione !!! s'exclama Mrs Weasley. Félicitation !!!
- Euh, oui merci .... Répondit Hermione rosissante.

Harry n'en fut pas tellement étonné. Qui mieux qu'Hermione pouvoir remplir ce rôle ? Mais cela lui redonna un peu de gaieté et il parla enfin.

- Bravo Hermione ! C'est génial !! Dit-il tout sourire. C'était évident personne d'autre n'aurait pu avoir cette fonction sinon toi !!
- Merci Harry.

Elle s'assit à côté de son ami dont la mauvaise humeur semblait être passée, elle put alors engager la conversation sans crainte.

- J'espère juste que Mc Gonagall me choisira un bon homologue masculin, qui aura le sens des responsabilités, l'autorité nécessaire pour faire régner l'ordre et le calme et qui sera d'une bonne compagnie tout au long de l'année, exigea-t-elle.
- Ne t'en fais pas, elle doit savoir ce qu'elle fait, la rassura Harry. Déjà elle t'a nommée toi, choix judicieux, donc je pense qu'il ne devrait pas y avoir de problème sur ton homologue. Pourquoi pas Ernie Mc Millan ou je ne sais pas ...
- De toute façon je verrais bien après demain, coupa Hermione. Tout ce que j'espère c'est que je ne tomberais pas sur un Serpentard. Là ça serait le comble. Passer une année entière avec l'un d'eux serait un vrai calvaire !!
- C'est vrai que tu auras tes appartements maintenant !! j'avais oublié ! intervint Ron soudain intéressé par la conversation.
- Et oui je quitte la tour de Gryffondor cette année, se réjouit Hermione.

Leur sortie sur le Chemin de Traverse fut rapide, et très impersonnelle. Beaucoup de personnes avaient été dépêchées dans l'Ordre pour assurer la surveillance autour de Harry, alors le moindre pas qu'il faisait été tout de suite imité par deux voire trois gardes, et cela l'énervait énormément. Après l'achat des nouveaux livres, des ingrédients pour les potions et des nouvelles tenues de soirées pour le bal de fin d'année, toute la troupe retourna vers un endroit à l'abri des regards pour pouvoir transplaner, n'utilisant plus l'entrée du Chaudron Baveur trop surveillée. C'est alors que le regard de Hermione croisa deux yeux bleu acier qu'elle reconnut immédiatement pour les avoir si longuement contemplés la veille au soir. Ils se regardèrent un moment puis disparurent chacun leur tour.
Les quelques derniers jours qui restaient passèrent extrêmement vite, toujours remplis de nouvelles têtes ou de nouvelles réunions desquelles ils étaient toujours tenus loin. Rien de spécial n'arriva. On vit Mondingus revenir de mission, ce qui mit Harry dans une colère noire. Il savait qu'il faisait toujours partie de l'Ordre, mais le fait de le revoir lui était assez insupportable. Bill et Charlie, au grand bonheur de Mrs Weasley firent une brève apparition lors d'un dîner.
Hermione ne revit pas Drago après leur entrevue sur le Chemin de Traverse et cela la perturbait. Non pas qu'elle s'inquiétait pour lui, mais maintenant qu'elle le savait protégé par l'Ordre, elle se demandait où il pouvait bien habiter depuis Juin s'il n'était pas dans la maison de Harry. Elle ne l'avait pas vu ni avant ni après cette nuit-là, et le fait de ne pas savoir la rendait folle. Comme Mrs Weasley le lui avait demandé, elle n'en avait pas parlé à Ron et Harry même si sans cette interdiction, elle n'aurait jamais eu la bêtise de le faire. Un rien pouvait provoquer la colère d'Harry en cette fin de vacances. Cela n'avait rien de vraiment étonnant.
Il voyait de temps en temps aller et venir les Aurors ou les autres membres de l'Ordre avec des meubles du Square Grimmaurd dont ils pourraient avoir besoin sur Godric's Hollow. Cela le laissait perplexe de savoir qu'il y retournerait sûrement. Il aurait aimé le faire dans d'autres circonstances. Mais il n'eut pas beaucoup le temps de s'en plaindre, la rentrée à Poudlard arrivait.

Le matin, bien sûr, comme tous les ans, Harry et Ron furent les derniers levés, mais ce fut Hermione la dernière à partir, étant momentanément débordée par les évènements des derniers jours. Harry, Ron et Ginny furent chacun répartis avec un membre de l'Ordre pour se rendre jusqu'à la gare de King's Cross. Ayant tous passés leur permis de transplanage sauf Ginny, cela fut assez facile. Arrivée la dernière devant la voie 9 &frac34;, Hermione passa la barrière sans vraiment trop faire attention aux moldus des alentours et retrouva ses amis.

- Hey ! on est là Hermione ! lança Ron.
- Venez, on va chercher un wagon avant qu'il n'y en ait plus un seul de libre, dit Ginny.
Ils se lancèrent alors tous les quatre, une nouvelle fois à l'assaut du Poudlard Express où ils trouvèrent un compartiment assez rapidement. Une fois les valises et les animaux hissés dans les filets à bagages, ils purent vaquer à leurs occupations habituelles jusqu'à ce que la porte s'ouvre.

- Tient, Neville, Luna ! bonjour, dit Hermione
- Salut, répondirent-ils d'une même voix.

Ils passèrent les dix minutes suivantes à relater chacun leur tour leurs vacances, à rire de blagues et à manger des bonbons typiquement sorciers jusqu'à ce que Neville n'intervienne en sursautant :

- Mon Dieu !! Je savais que j'avais oublié quelque chose ! Hermione tu dois aller dans le premier wagon, celui réservé aux préfets. Mc Gonagall voulait te voir et il faut que tu passes chercher Malefoy aussi. Désolé j'avais oublié.
- Oh non !! dit Hermione effrayé. Merci Neville. J'y vais, à plus tout le monde.

Et sans plus attendre, elle se jeta hors du compartiment, cherchant rapidement dans les autres jusqu'à ce qu'elle le trouve. Elle ouvrit la porte sans plus de ménagement et sans accorder ni une parole, ni un regard à ses occupants, elle s'adressa directement au blond.

- Malefoy, Mc Gonagall demande à nous voir, dit-elle précipitamment. Tout de suite ! ajouta –t-elle voyant qu'il ne bougeait pas.
- Et bien, miss Sang-de-Bourbe ... on prend le droit de s'adresser aux sang-purs maintenant ? dit Pansy avec une malveillance notoire dans la voix.
- La ferme Parkinson ! répliqua-t-elle. Le jour où ton sang sera pur, les poules auront des dents et les cochons voleront, et arrêtes de me provoquer, je me souviens encore comment faire apparaître une irruption de pustules ... quoi que tu n'en ais pas besoin. Rien ne pourrait t'enlaidir d'avantage ... et ! dit-elle plus vive avant que Pansy ne parle, ça n'est pas à toi que je parlais. Malefoy ?

Malefoy qui souriait dans son coin se leva :

- tu sors tes griffes Granger...
- quand on me pousse, ça se peut. Qu'elle me provoque ne serait-ce qu'un peu celle-là et elle verra de quoi je suis capable.

Remarque à laquelle Drago se garda bien de répondre, poussant la porte du wagon où ils devaient se rendre, il laissa passer Hermione.

- et bien vous deux, on peut dire que ce n'est pas la ponctualité qui vous écorche, lança Mc Gonagall de son ton sec habituelle.
- Désolé Mrs, mais confier à Neville quelque chose à rapporter à quelqu'un ne pouvait être voué qu'à l'échec, se défendit Hermione doucement tout de même.
- En effet c'est ce que je vois. Je vous ai convoqué pour que vous puissez faire connaissance avec les préfets de 5ème année qui vous assisteront, vous deux, étant donné que vous avez été nommés respectivement préfet et préfète-en-chef.

Après une légère pause pendant laquelle Hermione et Drago échangèrent un regard entendu qui signifiait clairement leur réprobation sur le sujet mais n'en montrant rien de plus, elle continua :

- Comme je vois que la nouvelle est prise avec plus de diplomatie que je ne l'espérais, je vous convie donc à lire ceci très attentivement ; ce sont les règles de l'école et les devoirs qui incombent à votre statut de préfet et préfète-en-chef. Et encore une dernière chose avant de partir, sachez que vous partagerez les mêmes appartements et qu'il serait bien d'éviter d'y amener du monde ou bien d'y faire quelconque festivité que ce soit. Sur ce, vous pouvez partir. La remise de vos insignes se fera lors du banquet de bienvenue aux 1ères années.

Laissant là Mc Gonagall et les huit préfets récemment nommés chez les 5ème années, Drago et Hermione sortirent du compartiment. Sans rien se dire ils se séparèrent lorsque Drago pénétra dans son compartiment sous les questions assaillantes de Pansy, du genre « alors elle te voulait quoi la vieille chouette ? T'as vu comment elle m'a parlé la Sang-de-Bourbe ? » Et auxquelles Malefoy répondit « la ferme Pansy ou je te cloue la bouche avec un sort de Glue Perpétuelle » ce qui fit sourire Hermione.
Elle retourna elle aussi dans son wagon, où l'attendait le même genre de questions, les insultes en moins. Elle répondait que comme elle avait été nommée préfète-en-chef, certaines choses lui étaient obligatoires, en évitant soigneusement les questions sur Malefoy, qui de toute façon auraient une réponse bien assez tôt à son goût et dont elle savait déjà l'effet que cela aurait sur ses amis. « Un an avec Malefoy, non mais ils perdent la tête à Poudlard ou quoi ?? » ou encore « pourquoi cette vermine est revenue ?? Ils veulent ta mort c'est ça ? J'te jure s'il te mène la vie dure ou s'il te fait du mal ... » oui elle imaginait très bien.

Dans les calèches qui les menaient jusqu'à Poudlard elle se voyait déjà face à Mc Gonagall à côté de Malefoy puis voir ensuite les mines surprises des Poufsouffles et Serdaigles, la colère à la table des Griffondors et l'antipathie chez les Serpentards. Super année à l'horizon.

Arrivés aux portes de la Grande Salle avec ses amis, Harry remarqua que beaucoup le regardaient comme d'habitude et il n'en fit pas grand cas. C'est alors qu'il entendit un « Salut Harry » passer à côté de lui avant de se rendre compte que Cho venait de lui parler. Il en fut surpris certes, mais aucunement troublé, plutôt même agacé. Se retournant vers Ron il lui lança un regard qui signifiait « il lui prend quoi là ? », ce à quoi Ron répondit par un haussement d'épaules.
Une fois assis ensemble comme toujours et Luna ayant rejoint sa propre table ; le professeur Mc Gonagall se leva pour la 1ère fois depuis sept ans et prit la parole d'une voix où ce mêlait assurance et tristesse.

- bonsoir à tous et bienvenue pour une nouvelle année à Poudlard. Je tiens à vous dire que c'est avec joie mais aussi tristesse que j'endosserais cette année et les suivantes le rôle de directrice. Pour continuer, et bien laissons place à la répartition des nouveaux élèves de 1ère année.

Les portes de la Grande Salle s'ouvrirent laissant place à un Mr Flintwinck surchargé du tabouret et du Choixpeau Magique, suivi d'une file de nouveaux élèves le dépassant largement, sur les visages desquels se lisait appréhension et émerveillement. Posant le chapeau sur le petit siège, le professeur s'éloigna de quelques pas et le Choixpeau entreprit de conter sa chanson :


« Dans des temps forts anciens
Où tout se passait bien
Quatre amis depuis l'enfance
Voulurent enseigner leur savoir
Et ainsi sortir de l'ignorance
De jeunes sorciers envoyés à Poudlard.
Une fois les murs bâtis
Et en les maisons répartis,
Chacun ses élèves put choisir
Et dans son projet put s'investir.
Malheureusement et comme partout
La discorde s'immisce entre nous.
C'est ainsi et pour de vaines raisons
Que se séparèrent nos quatre compagnons.
Chacun voulut aux autres imposer sa foi
Et sans jamais, plus jamais, écouter leurs voix.
Je me dois aujourd'hui de vous séparer
Chez nos quatre compères du passé
Selon ce que vous êtes et c'que vous s'rez
Mais ma tâche n'a jamais semblé si difficile, jamais.
Car croyez-en ma longue expérience
Le pire des maux est déjà fait
Et c'est cette suite lourde de sens
Que je veux que vous compreniez.
De l'aube de ma vie à aujourd'hui
Jamais vous n'avez semblé si ennemis
Rien n'aurait pu me prévenir
De ce qui, de mes choix, allait advenir.
Ces unions que vous parviendrez à former
Seront, et de loin, votre plus grande force
Car votre capacité à aimer
Maintiendra Poudlard et son écorce
Tandis que les litiges et les dilemmes
Seront la pire de vos faiblesses.
Le pouvoir et la suprématie ne sont pas des richesses
Si pour cela, on doit se passer de ceux qu'on aime.
Faites de vos différences une chance
Un atout pour votre alliance
Aimez-vous sans vous juger
Apprenez à vous apprécier sans préjugés
Oubliez les anciennes haines
C'n'est pas à vous qu'elles appartiennent.
Faites-vous votre propre opinion
Ne laissez pas vous être dictée votre raison
Ayez la défiance de votre courage
Que l'on se souvienne de vous à travers les âges.
Je connais beaucoup de secrets
Et à une seule personne je voudrais m'adresser
Harry Potter nous comptons sur toi
Notre liberté est entre tes doigts.
Rends-nous le monde que l'on a perdu
Et l'hommage honoré des disparus.
Mais sans plus m'étendre sur le sujet
Que la répartition puisse commencer. »

La chanson du Choixpeau Magique laissa place à un lourd silence qui s'était répandu dans la Grande Salle à la vitesse de la lumière. Le château aurait pu s'écrouler que personne ne l'aurait remarqué. Toutes les têtes, ou tout du moins, la plupart des élèves présents regardaient la table des Griffondors à l'endroit où Harry était assis. Et il savait très bien pourquoi. C'était la première fois, de mémoire d'élève, que le Choixpeau s'adressait à quelqu'un en particulier dans l'une de ses chansons. D'habitude dans ses paroles, jamais personnes n'était directement cité à part les fondateurs de l'école et le fait que cette fois-ci, il ait tenu à parler à un élève n'était pas du tout passait inaperçu. De toutes les tables, on voyait des regards se lever vers Harry qui se sentait de plus en plus mal à l'aise. Les expressions étaient toutes différentes. A la table des Serpentards bien entendu on ne pouvait y voir que mépris et dégoût sur les visages de ceux ayant pris la peine d'écouter le Choixpeau entièrement. Chez les autres on pouvait déceler incrédulité, curiosité et scepticisme. Quelques chuchotements s'élevèrent alors de la Grande Salle comme une nuée d'abeilles, tous plus variés les uns que les autres. « Pourquoi le Choixpeau s'est mis à lui parler ? » «Tu crois qu'il est vraiment l'Elu alors ? » « Encore un coup de pub pour booster sa célébrité, il devrait être content !! »

- Merci pour le coup de pouce, dit lentement Harry, mais je n'avais pas besoin de plus de pression.
- T'inquiètes pas, le rassura Ron, c'était juste une façon de te faire comprendre que si t'échoues, on te tuera nous-même !

Tous les Griffondors autour d'eux éclatèrent de rire ce qui calma un peu l'anxiété de Harry qui esquissa lui aussi un léger sourire. Mais cependant il n'était pas tout à fait rassurer. Ce que le Choixpeau venait de déclarer n'était que la vérité, Harry le savait ayant lui-même finit par conclure là-dessus. Mais le fait de voir tous les visages de ses camarades, amis ou non, tournés vers lui, lui fit prendre conscience de l'ampleur et de l'enjeu de ce qu'il devait accomplir. Il se savait être la clé de l'avenir, il était celui sur qui, reposait le poids des choix.
Selon ce qu'il déciderait de faire face à Voldemort, il pourrait libérer ou détruire le monde entier et pas seulement sorcier à tout jamais. Il était celui qui avait commencé à affaiblir Voldemort et il serait le dernier, il le savait depuis avoir entendu la prophétie, à lui ôter le peu de semblant de vie qu'il lui restait. Tout en pensant à ce qu'il devrait accomplir, les deux derniers nouveaux élèves, deux jeunes très jeunes filles Jessalyn Williamson et Haidi Zylva étaient envoyées à Griffondor et Poufsouffle.
Il était perdu au fin fond de ses pensées depuis la fin de la répartition et ne s'était pas rendu compte que les plats sur la table avait déjà changé et qu'ils se trouvaient maintenant au plat principal jusqu'à ce qu'un coup de coude de Ron ne le ramène sur Terre.
A la fin du repas, lorsque toutes les assiettes furent vidées et que les plats maintenant libérés des tartes à la mélasse et autres pâtisseries furent renvoyés en cuisine auprès des elfes de maison, le professeur Mc Gonagall se leva face aux élèves, provoquant ainsi un silence général.


- Très bien. Alors maintenant que le festin est terminé, je tiens à vos rappeler les règles élémentaires. Sachez, élèves de 1ère année, que la Forêt Interdite située à côté de l'école est interdite d'accès sauf si vous avez l'intention d'y laisser la vie. Et il serait également apprécié que certains autres élèves s'en rappellent, tout danger n'étant écarté pour personne. Le septième étage est quant à lui toujours inaccessible. De plus, continua-t-elle, sachez qu'au même titre que les professeurs, les préfets et préfets-en-chef ont le droit et l'autorité nécessaire pour vous enlever des points et donner des retenues. Ne venez donc pas vous plaindre, une décision ne pouvant être annulée. Les préfets de 5ème année ayant déjà reçus leurs insignes, je vais demander aux préfets-en-chef de s'avancer jusqu'à moi pour que je puisse leur remettre les leurs. Miss Granger et Mr Malefoy, si vous voulez bien vous donner la peine.

A la suite de cette affirmation, personne n'avait vraiment saisi ce qui avait été dit à part les quelques élèves attentifs de Griffondor et Serpentard qui s'indignèrent déjà des choix établis. Lorsque l'on vit Drago et Hermione s'avancer du même pas vers la table des enseignants, la Grande Salle plongea dans un brouhaha indescriptible. Tous les élèves semblaient penser la même chose : qu'est-ce qui avait bien pu prendre aux professeurs de nommer à la tête des élèves de Poudlard, les deux personnes les moins susceptible de s'entendre tout au long de l'année ?
A l'annonce de la nomination au poste de préfet-en-chef de Malefoy, Ron qui était en train de boire, recracha tout sur la table.

- Quoi ?! S'exclama-t-il. Non mais ils sont pas bien non ??
- C'n'est pas possible, s'enquit Harry. ils veulent créer une guerre mondiale ou quoi ?
- Et non messieurs, intervint Ginny avec force. Ils veulent l'éviter justement. Ils veulent rapprocher les maisons au cas où vous n'auriez pas saisi la chanson du Choixpeau. Et franchement, quoi de mieux pour modèle que d'unir Serpentard et Griffondor, et en plus, nous et le groupe Malefoy ?! d'accord on ne sait pas comment ça va finir, ajouta-t-elle sous les regards médusés de Ron et Harry, mais on ne peut pas dire que cela soit une mauvaise idée.

A l'autre bout de la salle, Hermione se tenait face à Mc Gonagall, Drago à ses côtés. L'atmosphère aurait pu être plus détendue certes, mais il ne fallait pas demander l'impossible trop vite. Ces deux-là n'étaient pas les deux meilleurs amis du monde, tous en conviendraient mais le fait qu'ils ne se soient pas encore entretués ou insultés était assez encourageant et relevait du miracle.

- Je vois que je ne m'étais pas trompée quant à la réaction des élèves mais cela m'importe peu, dit la directrice. Je veux que vous soyez l'exemple, que vous montriez le chemin pour unir les maisons. Nous n'avons pas besoin de plus d'animosité dans le monde magique, une seule guerre est suffisante. Détestez-vous autant que vous le voulez, mais soyez les plus courtois, aimable et dispo en public. En tout points irréprochables. Je veux pouvoir compter sur vous, vous faire confiance. Apprenez à vous connaître ou bien ne vous parlez pas mais ne me donnez pas une raison de regretter mon choix et d'être déçu de vous, termina Mc Gonagall avec un regard qui ne signifiait rien de moins.
- Bien professeur, dirent-ils d'une même voix.
- Maintenant je vais vous remettre vos insignes.

Puis après quelques secondes :

- Serrez-vous la main et retournez à vos places.

Se retournant l'un vers l'autre. Hermione et Drago se regardèrent quelques instants. Maintenant ils allaient partager le même appartement et devraient faire des efforts pour se supporter. Après avoir pensé que ça ne devrait pas être si terrible que ça s'ils s'en tenaient aux formalités d'usage et à la politesse banale, Hermione fut la première à tendre la main. Drago la regarda droit dans les yeux, qui lui renvoyaient une expression de défit semblant dire «essayes donc de ne pas me la serrer... », Et après un léger temps d'hésitation, il prit sa main doucement.

- Bonne année Granger ! Lança-t-il, ce qui fit sourire Hermione lorsqu'elle retourna s'asseoir avec les Griffondors.
- Parfait, reprit la directrice, au moindre problème préfets et préfètes veuillez vous adresser à Miss Granger et Mr Malefoy. Cette année c'est à vous qu'il incombe de choisir votre mot de passe pour vos salles communes et c'est valable également pour vos appartements privés, nouveaux préfets-en-chef, qui se situent au troisième étage. J'aimerai également vous annoncer la venue d'un nouveau professeur de Défense Contre les Forces du Mal qui n'est autre que Rémus Lupin qui nous fait le plaisir de sa présence pour une nouvelle année. Les cours de Potions seront quant à eux, toujours assurés par le professeur Slughorn. Veuillez maintenant suivre vos préfets respectifs jusqu'à vos salles communes. Bonne nuit à tous et à demain pour une nouvelle année de cours.

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Chapitre III : L’inattendu.
# Posté le jeudi 01 novembre 2007 09:34
Modifié le lundi 04 août 2008 19:56